Trip master et odomètre : calibrer sa navigation

Un road book ne vaut que par la précision de son kilométrage. Le trip master mesure la distance parcourue et permet de recaler la lecture case par case — encore faut-il l’avoir calibré sérieusement.
Comment ça fonctionne
Le trip master compte les impulsions d’un capteur placé sur une roue non motrice ou en sortie de boîte, puis les convertit en distance grâce à un coefficient. Ce coefficient dépend du développement du pneu : changer de monte, c’est changer de calibration.
La procédure de calibrage
On utilise une base étalonnée, idéalement une portion mesurée de 1 000 mètres exactement, parcourue à vitesse stable. On compare la valeur affichée à la valeur réelle et on ajuste le coefficient. Deux passages en sens inverse lissent les erreurs. Refaites l’opération avec les pneus et la pression de course, pas ceux de la liaison.
Les commandes du copilote
Le boîtier doit tomber sous la main gauche du copilote, avec au minimum une remise à zéro du partiel, une correction fine en avant et en arrière, et un rétroéclairage. Ces trois fonctions servent en permanence ; le reste est accessoire.
Erreurs fréquentes
Un capteur mal fixé qui s’éloigne de sa cible, un câble passant près du faisceau d’allumage, une pression de pneus très différente de celle du calibrage : tous produisent une dérive progressive, sournoise parce qu’elle ne se voit qu’au bout de plusieurs kilomètres.
À retenir
Calibrez sur une base connue, avec les pneus de course, et vérifiez la valeur dès la première liaison. Un trip juste, c’est un road book qui tombe toujours en face.
