Régler un harnais 6 points : la méthode

Un harnais mal réglé protège mal et fatigue. Bien posé, il maintient le bassin, laisse respirer et fait corps avec le baquet. La méthode tient en quelques repères simples.
Les points d’ancrage
Un harnais 6 points comprend deux sangles d’épaules, deux sangles ventrales et deux sangles sous-abdominales. Les ancrages suivent les préconisations de l’annexe J : sangles d’épaules horizontales ou descendantes de 10° au maximum par rapport aux épaules, jamais remontantes, sous peine de comprimer les vertèbres en cas de choc.
Le bassin d’abord
On serre les sangles ventrales en premier, très bas sur les hanches, sur les os iliaques et non sur le ventre. C’est ce point qui retient réellement le corps. Un harnais serré sur l’abdomen laisse le bassin glisser vers l’avant : c’est le sous-marinage, que les sangles sous-abdominales servent justement à empêcher.
Puis les épaules
Les sangles d’épaules se serrent ensuite, fermement mais sans écraser la cage thoracique : on doit pouvoir glisser deux doigts à plat sous la sangle. Elles passent de part et d’autre du FHR, dans les passages prévus, et jamais sous le bras.
Contrôles avant le départ
Vérifiez que les sangles ne sont pas vrillées, que la boucle s’ouvre d’un geste avec la main gantée et que les dates cousues sont valides — un harnais FIA a une durée de validité de cinq ans, prolongeable dans certains cas.
À retenir
Ventrales basses et serrées, épaules à l’horizontale, deux doigts de jeu, aucune sangle vrillée. Refaites le réglage à chaque changement d’équipage : cinq minutes au parc valent mieux qu’un doute en spéciale.
