Réglages d’amortisseurs : terre, asphalte et ES cassantes

Sur une spéciale, l’amortisseur fait le lien entre la roue et la voiture. Le régler ne consiste pas à durcir jusqu’à ce que ça tienne, mais à laisser la roue suivre le sol tout en gardant la caisse stable.
Comprendre les réglages
Un amortisseur de rallye offre en général deux à quatre réglages : compression basse vitesse pour les transferts de masse et les appuis, compression haute vitesse pour les impacts brutaux, détente pour le retour de la roue au sol, et parfois la précharge de ressort. Basse et haute vitesse désignent la vitesse de la tige, pas celle de la voiture.
Asphalte
Sur asphalte lisse, on cherche l’appui : ressorts plus fermes, compression basse vitesse plus soutenue, garde au sol réduite. La détente doit rester assez rapide pour que la roue intérieure ne décolle pas en sortie d’épingle.
Terre
Sur terre, la motricité prime : ressorts plus souples, débattement généreux, compression basse vitesse ouverte pour laisser le train travailler. On referme un peu la haute vitesse pour éviter les talonnages sur les saignées.
ES cassantes
Les spéciales très cassantes demandent un compromis : garde au sol maximale, haute vitesse plus ouverte pour absorber les gros impacts sans renvoyer la voiture, et une détente légèrement ralentie pour éviter le rebond après un dos-d’âne.
Méthode
Changez un paramètre à la fois, de deux ou trois crans, et notez tout : conditions, pressions, ressenti du copilote. Une fiche de réglages tenue sur une saison vaut mieux que n’importe quel réglage miracle.
À retenir
Appui sur asphalte, motricité sur terre, absorption sur le cassant. Un cran à la fois, et on écrit ce qu’on fait.